vendredi 31 juillet 2020

Les camions à hydrogène vont sillonner la Suisse

Camion Hydrogene Hyundai
La start-up zurichoise H2 Energy AG s’est alliée au sud-coréen Hyundai pour équiper la Suisse, puis l’Europe, en semi-remorques à hydrogène «vert». Un business écolo, toutefois gourmand en énergie première, ici l’électricité issue des barrages. Article paru dans le numéro 5 du magazine Transitions & Energies.
Les plus gentilles des fées veillent sur le petit dernier de la famille écolo suisse. Girondes, les fées. Potelé, le bébé. Dix-huit tonnes. Un camion. Fabriqué par Hyundai. Conçu pour rouler à l’hydrogène gazeux. Sans émission de CO2, cela va de soi. Si la carcasse est coréenne, le client est suisse, donc. Un peu plus qu’un client. Un partenaire. Un peu plus qu’un partenaire. Un cerveau. Une équipe composée d’ingénieurs et d’entrepreneurs. La plupart diplômés de la prestigieuse École polytechnique fédérale de Zurich.
Tels des pionniers investis d’une mission, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes au sein de la start-up baptisée H2 Energy Ag. H2 comme les molécules d’hydrogène auxquelles cette société anonyme créée en 2014, située à Opfikon dans la banlieue zurichoise, sur la route de l’aéroport, voue toute son attention. Très concrètement, il s’agit d’utiliser de l’hydrogène comme carburant d’une pile à combustible alimentant un moteur électrique, selon la méthode inverse du power-to-gas. Que demander de plus ? On appelle cela de l’électromobilité, en l’espèce à hydrogène, capitale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Un partenariat avec Hyundai

Science et business sont unis pour une planète plus verte. Tout ici est vertueux et ne coûte pas un centime aux pouvoirs publics, car le projet est entièrement financé par des fonds privés. En parallèle, une association de l’hydrogène, Mobilité H2 Suisse, fondée en 2018, agit comme une plateforme commune pour la promotion et l’accélération du développement de la mobilité hydrogène en Suisse. Ce lobby en herbe réunit 19 partenaires privés, allant de l’opérateur de stations-services à la moyenne et grande distribution en passant par des entre- prises de transport. Le maillage idéal.
En avril 2019, Hyundai Motor Company et H2 Energy Ag ont donné naissance à la joint-venture Hyundai Hydrogen Mobility. Paraphe à Séoul, mais quartier général en terres zurichoises. L’aventure changeait de dimension, elle devenait industrielle. Une cinquantaine de Hyundai H2 xCIENT seront livrés cette année en Suisse, malgré le coronavirus. Une mise en bouche avant des lots toujours plus gros. Fin décembre, le pays comptera en principe six stations-services à hydrogène, dont une seulement en Suisse francophone, à Crissier, dans la périphérie lausannoise. Un début. Avec 2 000 points de vente essence et diesel, avec 5 000 camions indigènes actuellement en circulation chez les membres de l’association Mobilité H2 Suisse, la marge de progression de cette offre nouvelle sur le territoire fait rêver.

Mille camions en 2023

Le rêve est en l’occurrence parfaitement calé sur la réalité. Tout colle à merveille, les ambitions commerciales et les objectifs écologiques. En 2050, les émissions de gaz carbonique devront être passées de 4,3 tonnes (chiffre de 2017) à une tonne et demie au maximum par habitant. Et comme les transports à essence et diesel sont à l’origine en Suisse de 40 % du total de ces émissions (le kérosène embarqué au sol, 12 %), la part de l’effort accompli par les poids lourds ne peut être que bienvenue.
En 2023, 1 000 camions Hyundai H2 xCIENT devraient parcourir les routes suisses. Deux ans plus tard, leur nombre, d’après les projections, atteindra 1 600. Il sera alors temps pour l’armada de sortir de ses frontières, direction l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le reste de l’Europe. La France ? Rien n’est exclu – le constructeur Renault, mis en difficulté par la crise de la Covid-19, élabore, lui, deux véhicules utilitaires à hydrogène, le Kangoo et le Master. Un détail qui n’en est pas un : Hyundai Hydrogen Mobility, la joint- venture helvético-coréenne, détient l’exclusivité de la commercialisation en Europe des camions à hydrogène Hyundai. H2 Energy Ag et son partenaire asiatique n’ont pas, on  s’en doute, le monopole de ce marché visiblement prometteur. Ni en Suisse, ni à l’international, où les Scania, Mercedes et autres Iveco pointent déjà le bout de leurs cabines à nez plat. On ne saura rien des montants investis par la start-up et ses amis, sinon que chacun d’eux tient un rôle bien précis dans un dispositif des plus cohérents : construction des camions, installation des stations-service, production d’hydrogène.

De l’hydrogène fabriqué avec l’électricité des barrages

L’hydrogène, l’« air inflammable », comme on

Guide pour bien débuter dans l'impression 3D !


Des cubes imprimés en 3D facilitent la guérison de fractures complexes
Publié le 30 juillet 2020 par Mélanie R. source : 3Dnatives

cubes imprimés en 3D
Le traitement d’une fracture osseuse orthopédique peut s’avérer très complexe, nécessitant de placer le plus souvent une tige ou une plaque métallique dans le corps afin de stabiliser l’os. Des matériaux d’échafaudage encapsulés dans des poudres ou une pâte sont alors injectés dans l’os pour pouvoir le guérir. Ce sont généralement des étapes lourdes et risquées qui pourraient bien être facilitées grâce à l’impression 3D : des chercheurs de l’université de l’Oregon, en collaboration avec une équipe de l’université de New York et de l’université Mahidol en Thaïlande, ont développé un système d’échafaudage imprimé en 3D, pas plus grand qu’un Lego. Ces petits cubes imprimés en 3D pourraient être placés là où ils sont véritablement nécessaires et favoriser la croissance de cellules voisines. 
La fabrication additive a souvent contribué à l’élaboration d’échafaudages médicaux plus performants, plus adaptés à chaque recherche, traitement, etc. Rappelons que c’est un micro-environnement qui vient favoriser la croissance des cellules : en 3D, il prend la forme d’une matrice sur laquelle peuvent s’accrocher des cellules et croître dans les meilleures conditions. Dans notre cas, les chercheurs ont opté pour une forme similaire à celle des fameux Lego, avec des sortes de petits trous à l’intérieur. Ramesh Subbiah, Ph.D., chercheur postdoctoral au laboratoire OHSU de Bertassoni, explique : “Le fait d’avoir des espèces de micro-cages imprimées en 3D améliore la guérison en stimulant le bon type de cellules à croître au bon endroit, et au bon moment. Différents facteurs de croissance peuvent être placés à l’intérieur de chaque bloc, ce qui nous permet de réparer les tissus de manière plus précise et plus rapide.” 

Les différents cubes imprimés en 3D peuvent s’emboîter entre eux (crédits photo : OHSU)

Concrètement, l’équipe a imprimé plusieurs minuscules cubes de 1,5 mm composés de micro-cages creuses. Cela leur permet tout d’abord de les charger avec différentes composition de bio-gel de façon tout à fait contrôlée, créant ainsi des échafaudages sur lequel les tissus durs et mous peuvent repousser. Ces cubes seraient aussi capables de s’emboîter entre eux pour former des milliers de combinaisons différentes. Luiz Bertassoni, Ph.D., le chef d’équipe et professeur associé à l’OHSU, ajoute : “Notre échafaudage en instance de brevet est facile à utiliser ; il peut être empilé comme des Legos et placé dans des milliers de configurations différentes pour s’adapter à la complexité et à la taille de presque toutes les situations.” L’équipe affirme qu’elle eu recours à la fabrication additive céramique par lithographie, utilisant une céramique de phosphate bêta-tricalcique. 

Pour l’instant, ce système d’échafaudage aurait été testé sur des os de rats ; les résultats sont prometteurs puisque ces petits cubes auraient entraîner la production de trois fois plus de vaisseaux sanguins à proximité ! Il serait donc également utile pour la régénération tissulaire. Enfin, l’équipe affirme qu’en travaillant avec quatre couches de blocs 4×4, elle pourrait obtenir plus de 29 400 combinaisons différentes ce qui montre bien que ce système d’échafaudage peut être facilement personnalisé pour chaque patient. Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI.

Crédits photo : OHSU

Que pensez-vous de ces petits cubes imprimés en 3D faisant office d’échafaudages médicaux ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Pandémie- France
(Aux States, ils ne peuvent pas se payer ça. note de rené)


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Un magazine turc suscite la controverse en réclamant le retour du califat: La reconversion de Sainte-Sophie en mosquée a donné des idées à certains islamistes turcs qui réclament des changements plus radicaux



(On finit par y arriver. Les européens feraient bien de dégager la Turquie de l'Otan. erdogan ne fait que s'assurer sa neutralité pour arriver à ses fins. note de rené)