(Allo, Toc, Toc, il faudrait que quelqu'un lui dise qu'ils sont en situation de guerre dans la région, il faudrait qu'elle attérisse ! note de rené)
L’UE appelle les pays du Golfe à soutenir davantage l’Ukraine et plaide pour une « responsabilité partagée »
- Kaja Kallas estime que la coopération « ne peut pas être à sens unique », alors que l’UE défend son rôle dans un contexte de guerre avec l’Iran et de tensions autour du détroit d’OrmuzAA / Ankara / Merve Berker
La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a déclaré que l’Europe n’avait pas reçu un soutien suffisant des pays du Golfe concernant la guerre menée par la Russie en Ukraine, soulignant que la coopération entre alliés doit être réciproque et non unilatérale.
« Nous n’avons pas vu les pays du Golfe nous aider sur ce point », a déclaré Kallas lors d’un entretien accordé à CNN vendredi, en référence à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. « Cela ne peut pas être une relation à sens unique. »
Par ailleurs, Kallas a affirmé que l’Europe n’était ni à l’origine de la guerre américano-israélienne contre l’Iran ni responsable de la fermeture du détroit d’Ormuz, défendant le rôle de l’UE dans la sécurité régionale face aux critiques concernant son manque d’action pour apaiser les tensions.
« Soyons honnêtes, nous n’avons pas créé cette situation », a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que l’Union européenne « fait beaucoup pour la région », citant notamment les opérations navales visant à maintenir le passage ouvert en mer Rouge, ainsi que le soutien aux forces armées libanaises et l’appui à une solution à deux États et à l’Autorité palestinienne.
Kallas a également indiqué que l’UE avait contribué à la sécurité régionale grâce à des systèmes de défense aérienne et à d’autres mesures de protection, estimant que les critiques visant le rôle de l’Europe étaient « vraiment injustes ».
Elle a en outre souligné que certains pays avaient contribué à contourner les sanctions contre l’Iran, avertissant que de telles actions pourraient avoir des répercussions plus larges sur la sécurité.
Selon elle, une coordination plus étroite entre partenaires est nécessaire, ajoutant que les adversaires semblent, eux, agir de manière plus efficace et coordonnée.
Abordant les relations transatlantiques, Kallas a affirmé que l’OTAN reste la pierre angulaire de la défense collective.
« L’OTAN est l’alliance de défense la plus forte au monde, et nous devons préserver cette force », a-t-elle déclaré.
Elle a toutefois mis en garde contre le risque que les désaccords internes et les malentendus affaiblissent l’alliance, rappelant que « lorsque nous ne sommes pas unis, nous sommes tous plus faibles ».
La responsable européenne a également rappelé les contributions militaires passées de l’Europe, soulignant que « des centaines de milliers de soldats européens ont combattu parce que les États-Unis nous l’avaient demandé », en référence aux opérations américaines en Afghanistan et en Irak, qualifiant les critiques à ce sujet de « fausses et injustes ».
Malgré les tensions, Kallas a néanmoins indiqué que la coopération entre l’Union européenne et les pays du Golfe se renforce, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense.
Elle a expliqué que le dialogue en cours a permis d’identifier « davantage de points de coopération », décrivant ce partenariat comme « bénéfique » pour les deux parties.
Kallas a enfin insisté sur le fait que, dans un environnement mondial marqué par une forte volatilité sécuritaire, le maintien de l’unité entre alliés demeure essentiel pour garantir la stabilité et faire face aux défis communs.
Les tensions régionales se sont intensifiées après le lancement, le 28 février, d’une offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël et des installations américaines dans la région, tout en restreignant la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.
Le Pakistan, avec le soutien de la Türkiye, de la Chine, de l’Arabie saoudite et de l’Égypte, est parvenu cette semaine à obtenir un cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran, quarante jours après le début du conflit.
Dans le cadre de cet accord, les deux parties doivent se rencontrer samedi à Islamabad afin d’entamer des discussions visant à négocier une paix durable.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
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