(Il faudrait peut-être que poutine arrête de se faire balader par les américains et les européens. Il n'empêchera pas la troisième guerre mondiale que les sionistes veulent déclencher. Imaginez ce que trump a du faire chez epstein pour être obliger d'accepter d'enclencher le processus d'une troisième guerre mondiale. Il est plus que temps pour les américains de le destituer, cela devient très urgent. note de rené)
La volonté des pays européens d’agresser la Russie est de plus en plus claire
Dans cet épisode de Sans Détour, Karine Bechet et Alexandre Kouzik reviennent sur la Conférence pour la sécurité de Munich, l’européanisation de la dissuasion nucléaire française, les négociations à Genève entre les États-Unis et la Russie au sujet de l’Ukraine et le rôle potentiel de l’Onu dans l’après-guerre en Ukraine.
L’arrivée de Trump à la présidence américaine s’est accompagnée d’un virage idéologique remettant en cause, selon Karine Bechet, les excès wokistes de la globalisation, qui l’affaiblissaient. Et comme les États-Unis veulent contrôler l’hémisphère occidental, ils insistent à Munich:
"Les États-Unis ont demandé à l'Europe de revenir à cette phase antérieure aux excès de la globalisation, ce à quoi les élites européennes ne sont pas prêtes. "
Karine Bechet a ainsi analysé l’agressivité particulièrement forte du discours européen contre la Russie lors de la Conférence pour la sécurité à Munich:
"C'est en général un signe de radicalisation, mais c'est aussi un signe de faiblesse, parce que lorsque vous produisez un discours qui est plus en plus éloigné de la réalité, cela veut dire que vous n'arrivez plus à transformer la réalité pour qu'elle corresponde à vos attentes, donc que vous perdez prise sur le cours réel des choses, ce qui provoque une certaine hystérie linguistique et communicationnelle en parallèle. "
Karine Bechet souligne le changement de sens de ce qu’est l’armée dans le cadre de la globalisation :
"Pour nous, le concept de l'armée, c'est la souveraineté, c'est l'État, c'est justement l'un des éléments essentiels, ce qu'on appelle les pouvoirs régaliens de l'État. Or, on voit justement aujourd'hui une forme de dissociation entre l'armée d'un côté et l'État de l’autre. Se met en place une espèce d'armée globale, qui peut être régionalisée, dont les fonctions peuvent être réparties entre différents États. "
La volonté affichée d’une mise en commun de la dissuasion nucléaire au niveau européen va à l’encontre du principe de souveraineté des États :
"Il ne peut pas y avoir de collaboration en matière de dissuasion nucléaire entre deux États, si ce sont des États, parce que la dissuasion nucléaire, tout comme l'armée, constitue un des éléments de la souveraineté nationale, puisque concrètement un Président, en fonction de sa doctrine nationale nucléaire, va pouvoir activer ou ne va pas activer les mécanismes de dissuasion nucléaire face à une menace."
Pour Karine Bechet, la Russie et les pays européens ont des approches très différentes de leurs relations:
"Dans les documents russes, à la différence des documents européens qui qualifient la Russie d'ennemi, les pays européens sont qualifiés de pays inamicaux, pas de pays ennemis. Et les mots ont un sens. C'est-à-dire qu'il y a des divergences importantes, il y a les confrontations politiques, économiques, mais la Russie, pour l'instant, ne reconnaît pas et ne veut pas formaliser les pays européens comme étant des ennemis, c'est-à-dire reconnaissant une confrontation militaire. Ça ne veut dire qu'elle ne le fera pas s'ils ne continuent dans cette ligne. Mais ça veut dire que, pour le moment, elle calme le jeu quand, à l'inverse justement, les pays européens mettent constamment de l'huile sur le feu. "
Lors du processus de négociations à Genève, la Russie tente d’éviter une escalade du conflit, ce qui, pour Karine Bechet, devient de plus en plus délicat:
"Nous sommes à un moment de bascule, parce que dans cette configuration du conflit les Atlantistes ne peuvent pas militairement emporter le conflit. Le problème est que, s'ils ont réellement peur de la défaite, ils peuvent vouloir modifier la configuration du conflit et là nous risquons de passer à un conflit d'une autre intensité. Donc la Russie essaie au maximum de mettre tous les atouts pour tenter d'arriver à une résolution diplomatique sur le fond, ce qui est en fin de compte le plus important. "
Dans ces négociations, la question du territoire est fondamentale, car le territoire ukrainien était depuis plus d’un millénaire au sein de la Russie:
"La Russie se bat sur une terre, qui est historiquement russe. Nous ne sommes pas dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale, où l'Armée rouge a libéré les territoires européens, puis s’est retirée. "
Le rôle que pourrait tenir l’Onu dans le règlement du conflit en Ukraine est, pour Karine Bechet, remis en cause tant par les prises de position de son Secrétaire général que par l’absence objective de conditions permettant une normalisation de la vie politique sur le territoire ukrainien. Car, selon elle:
"Il se posera la question du dernier élément pour qu'il y ait des élections: il faut que le territoire soit souverain, il faut qu'il soit libre. Or, comment garantir l'absence de domination atlantiste, même si par hasard il y a une reconnaissance juridique des nouvelles frontières russes, ce dont je doute très très fortement vu la manière dont les choses se sont passées ces trente dernières années. Mais imaginons qu'il y ait un traité qui permette de ratifier et de poser clairement les frontières, que ces frontières soient reconnues. Qu'est-ce qui va changer sur le contrôle atlantiste sur le reste du territoire? Rien. "
En ce sens, pour Karine Bechet, le départ de Zelenski ne changerait rien, au contraire :
"Dans cette configuration, en fait, ça serait même dangereux, contre-productif, puisque nous aurions un changement de figure avec le départ d'une figure qui est extrêmement toxique, Zelenski, et l'arrivée d'une nouvelle figure qui aurait une nouvelle aura, une forme de légitimité tout à fait nouvelle avec un certain capital politique, sans qu'il y ait de changement du régime. "
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Karine Bechet
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