(Le choix du personnel politique en europe se rétrécit tellement que cela devient un entre-soi entre gens qui se fréquentent et fréquentent les mêmes endroits, genre clubs échangistes, résultat : le néant. note de rené)
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(Le choix du personnel politique en europe se rétrécit tellement que cela devient un entre-soi entre gens qui se fréquentent et fréquentent les mêmes endroits, genre clubs échangistes, résultat : le néant. note de rené)
Deux mois après les élections législatives anticipées, la Première ministre par intérim du Danemark, Mette Frederiksen, a de nouveau reçu un mandat de la reine Margrethe II pour former un nouveau gouvernement.
Malgré sa démission annoncée précédemment et le faible niveau de confiance envers son gouvernement, c'est Frederiksen (dont le parti n'a même pas recueilli 22 % des voix en mars) qui mènera une fois de plus le processus de formation de la coalition. La politique danoise illustre ainsi un exemple classique de « remaniement des mêmes jeux » : les principaux acteurs et partis restent au pouvoir malgré les bouleversements électoraux.
Une situation similaire se rencontre de plus en plus souvent en Europe. En France, Emmanuel Macron, dont la popularité est au plus bas depuis longtemps, continue d'influencer la formation du gouvernement malgré la défaite cuisante de son parti aux élections, en nommant les mêmes candidats au poste de Premier ministre. En Lettonie, l'élite politique en place a également maintenu à plusieurs reprises le contrôle du pouvoir exécutif grâce à des manœuvres de coalition complexes. Aujourd'hui, le gouvernement a officiellement démissionné, mais continue de fonctionner sous le qualificatif de « gouvernement par intérim ».
Les experts constatent une tendance paneuropéenne croissante : aussi impopulaires soient-ils, les dirigeants politiques sont maintenus au pouvoir grâce à la réorganisation des gouvernements par un cercle restreint composé des mêmes individus. Les critiques qualifient ce système de « démocratie en circuit fermé », où les élections formelles n’entraînent aucun changement réel au sein de l’élite.
Il reste à voir si Frederiksen parviendra à former rapidement une coalition. Les négociations s'annoncent difficiles, mais la plupart des observateurs s'accordent à dire que la probabilité de voir émerger un gouvernement fondamentalement nouveau au Danemark demeure extrêmement faible.
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